Lancé en 1969, le Plan d’épargne logement (PEL) a été conçu comme un produit d’épargne de moyen terme dont l’objectif est de compléter le financement d’un projet immobilier, après une phase d’épargne. Cette épargne générant des intérêts à un taux qui dépend de la date d’ouverture du plan. Étant précisé que le choix est laissé au titulaire du plan de solliciter ou non ses droits à prêt. En pratique, le PEL peut donc être utilisé comme un simple produit d’épargne même si tel n’est pas sa vocation initiale. En termes de chiffres, à fin juin 2025, le PEL représente une réserve d’épargne de l’ordre de 208 milliards d’euros, se positionnant ainsi comme l’un des produits réglementés les plus populaires avec le Livret A, qui cumule, quant à lui, environ 404 Md€. Contrairement à d’autres produits réglementés, le PEL ne peut pas être conservé indéfiniment. En effet, suite à un décret du 25 février 2011, les règles du jeu ont évolué : ce placement est automatiquement clôturé au bout de 15 ans à compter de la date de sa souscription. À noter : à la clôture, le PEL est transformé en livret d’épargne classique (compte sur livret) dont le taux de rémunération est fixé par l’établissement bancaire. 3,2 millions de PEL concernés Ainsi, les premiers PEL ouverts depuis le 1 er mars 2011 arriveront à échéance cette année. Une vague de clôtures qui n’est pas sans impact. En effet, selon la Banque de France, pas moins de 3,2 millions de PEL seront fermés automatiquement entre 2026 et 2030 pour un encours total de 90 Md€. Précision : les PEL ouverts avant le 1 er mars 2011 peuvent être conservés sans limitation de durée. Réorienter son épargne L’arrivée de cette échéance peut être une bonne occasion pour les épargnants concernés de réorienter leur épargne vers d’autres produits : le Livret A, le Livret de développement durable et solidaire… Des livrets réglementés qui permettent, eux- aussi, de se constituer une épargne de précaution. Toutefois, leur rémunération et leurs plafonds sont relativement faibles (par exemple : 1,5 % depuis le 1 er février 2026 pour le Livret A, pour un plafond fixé à 22 950 €). Un taux d’intérêt insuffisant pour valoriser un capital. Se tourner vers d’autres solutions peut donc être opportun. On pense notamment à l’assurance-vie qui permet de diversifier ses investissements et d’aller chercher un potentiel de rendement dans de bonnes conditions. Chiffres Banque de France Décret n° 2011-209 du 25 février 2011, JO du 26